On a le droit de faire des erreurs

Ces erreurs que nous craignons et bien souvent regrettons si fort. Et quelle perte de temps et d’énergie que de les craindre à l’avance et de les regretter par la suite si jamais elles adviennent.

Et si nous commencions d’abord par les considérer différemment?

Par exemple, en nous disant que ces erreurs sont de parfaites partenaires d’évolution et que cheminer à leurs côtés n’est pas synonyme de faiblesse ou de nullité mais synonyme d’être en vie. Et cela change tout.

Le seul homme à ne jamais faire d’erreurs est celui qui ne fait rien.

Théodore Roosevelt

À l’inverse, celui qui en fait est courageux car il ose, se trompe, apprend, recommence, tente de nouvelles choses, prend note, analyse les situations vécues et continue d’aller de l’avant. Il ne s’arrête jamais sur de prétendues erreurs qui parfois même l’encouragent à persévérer.

Car se remettre en question pour évoluer, c’est très bien. Se figer à chaque maladresse, cela l’est beaucoup moins.

Et si nous nous comportions alors avec nous-même comme le ferait un parent aimant : “C’est bien, continue, tu as fait de ton mieux et tu feras encore de ton mieux la prochaine fois, comme toutes les fois et c’est tout ce qui compte.”

Nous pourrions nous encourager nous-même, en nous expliquant tendrement le pourquoi du comment les choses n’ont pas fonctionné comme on l’aurait souhaité.

Les erreurs, en effet, sont formatrices et ont beaucoup de choses à nous apprendre. À chaque erreur commise, nous nous dirigeons un peu plus vers l’excellence.

Et puis d’ailleurs, celles que nous appelons des erreurs, en sont-elles toujours vraiment?

Parfois, nous nous trompons, nous pensons qu’une chose est vraie alors qu’elle ne l’est pas. Et cela n’est qu’une occasion d’aiguiser davantage notre intuition.

D’autres fois, nous faisons des erreurs mécaniques, on fait cela et il aurait été mieux de faire autrement, cela peut nous turlupiner sur le moment mais l’humeur qui en découle en sera vite rectifiée et nous ferons beaucoup mieux la fois d’après! Car il n’y a rien de plus fructueux que l’apprentissage par nos propres expériences.

Et puis, il y a ces erreurs qui laissent un peu plus de marques et de regrets sur nos cœurs, celles-là sont bien sûr les plus difficiles à soigner. Elles laissent derrière elles des cicatrices de tristesse, de honte ou d’amertume et nous empêchent souvent d’aller de l’avant librement. Que faire alors avec ces dernières? Les accueillir d’abord avec leurs émotions associées, oui même si c’est désagréable et s’autoriser à les sentir pleinement car si nous les rejetons, elles persistent. Et alors que ce sont les pensées qui déclenchent nos émotions nous embrumant le cerveau et le corps, pourquoi ne pas alors nous atteler à changer notre histoire? Ou au moins à changer l’histoire que nous nous racontons. Car c’est elle-même qui définit ce que l’on s’autorise à être dans le présent. Et c’est elle-même aussi qui définit ce que l’on s’interdit.

Alors changeons nos empreintes délétères du passé à l’aide de nos pensées conscientes et pardonnons-nous nos erreurs douloureuses. La plupart du temps, celles-là viennent de l’ignorance ou de souffrances aveuglantes et si nous avions été plus conscients alors, nous aurions sûrement fait différemment. On ne fait jamais exprès de répéter des erreurs qui nous font du mal ou du mal à autrui (à moins d’être masochiste ou sadique et là encore on peut se poser bien des questions sur la cause de ces tendances). Et s’il nous arrive d’en répéter certaines, elles révèlent en fait des schémas répétitifs pilotés par notre inconscient et tout l’enjeu est de le rendre à nouveau conscient afin de changer nos comportements.

Cela dit, tout va bien, respirons, l’heure est venue de pratiquer Hoʻoponopono 🙂 :

Je suis désolé

Pardonne-moi s’il-te-plaît

Merci

Je t’aime

Dire ces mots aux personnes à qui on a fait du tort (même de loin) et à soi-même lorsque le besoin s’en fait sentir et les dire avec toute la sincérité dont nous sommes capables car les mots ont le pouvoir de guérir autant que de détruire alors autant sagement les choisir avant de les adresser.

Il est temps de changer nos lunettes pour celles de l’Amour et de nous pardonner afin de nous libérer et d’avancer sereinement sur nos chemins d’humains apprenants.

Enfin, certaines erreurs ne sont en fait là que pour nous ramener doucement mais sûrement vers notre vérité profonde et nous les qualifierons alors d’incidents divins. Car il est parfois utile de s’égarer pour retrouver notre alignement et ce dans la plus pure des imperfections!

Alors chérissons nos erreurs et laissons leurs enseignements s’infuser en nous!

Avec beaucoup d’Amour et la plus grande des bienveillances! ❤

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *